{"id":1165,"date":"2021-07-05T16:22:05","date_gmt":"2021-07-05T14:22:05","guid":{"rendered":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/?p=1165"},"modified":"2022-04-05T17:02:14","modified_gmt":"2022-04-05T15:02:14","slug":"des-eco-paysages-pour-apprehender-la-nature-comme-les-usages-et-construire-des-territoires-resilients","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/2021\/07\/05\/des-eco-paysages-pour-apprehender-la-nature-comme-les-usages-et-construire-des-territoires-resilients\/","title":{"rendered":"Des \u00e9co-paysages pour appr\u00e9hender la nature comme les usages et construire des territoires r\u00e9silients"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center\" style=\"font-size:22px\">Le cas du Sud des Landes<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des \u00e9co-paysages pour une mobilit\u00e9 r\u00e9invent\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Espace d\u2019arri\u00e8re-pays, au regard de la fa\u00e7ade littorale atlantique entre Bayonne et Mimizan, le territoire des Communaut\u00e9s de communes de MACS (Maremne Adour C\u00f4te-Sud) et du pays d\u2019Orthes et Arrigans s\u2019appuie sur un r\u00e9seau routier structurant et un r\u00e9seau routier secondaire fin pour connecter entre eux les diff\u00e9rents p\u00f4les (Bayonne, Cap Breton, Soorts-Hossegor, Seignosse, Dax&#8230;) et assurer son accessibilit\u00e9 et les conditions de son d\u00e9veloppement socio-\u00e9conomique. Ces routes se diffusent dans un ensemble de paysages contrast\u00e9s : espaces dunaires, puis boisements r\u00e9sineux dominant en bordure littorale et se d\u00e9veloppant au Nord de la vall\u00e9e de l\u2019Adour, prairies et terres cultiv\u00e9es plus nombreuses au Sud. Cette vall\u00e9e fluviale et encore plus la RD810 et la RD824 doubl\u00e9e par l\u2019autoroute A63 marquent un fort contraste entre des paysages forestiers et agricoles, ferm\u00e9s ou plus ouverts. Le r\u00e9seau routier se pr\u00e9sente sous forme d\u2019un maillage plus important au sud, coupant et recoupant les nombreuses vall\u00e9es. <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est aussi dans la partie sud que sont recens\u00e9s les espaces naturels d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique avec les sites Natura 2000 (Directive Habitat et Oiseaux des sites \u00ab Barthes de l\u2019Adour \u00bb), compl\u00e9t\u00e9s par les ZNIEFF couvrant la vall\u00e9e et ses affluents. <\/p>\n\n\n\n<p>Les barthes de l\u2019Adour \u2013 nom de la vall\u00e9e alluviale entre Dax et Bayonne \u2013 sont des terres qui ont \u00e9t\u00e9 ass\u00e9ch\u00e9es ou conquises sur l\u2019eau \u00e0 partir du 17\u00e8me si\u00e8cle, par la canalisation de l\u2019Adour, avec des digues et des ouvrages hydrauliques importants. Restant des milieux prairiaux, ces terres irrigu\u00e9es la majorit\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e ont chang\u00e9 de statut d\u2019usage \u2013 celui-ci est devenu tr\u00e8s intensif \u2013 et continuent \u00e0 subir un ass\u00e9chement accru. Effet climatique et actions anthropiques directes se conjuguant, le r\u00e9sultat est imm\u00e9diatement lisible sur le paysage d\u00e8s le d\u00e9but d\u2019\u00e9t\u00e9, avec des \u00e9tendues jaunies et des fenaisons pr\u00e9coces.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le secteur des gaves et des vall\u00e9es aussi \u00e0 fond plat du plateau de Tursan, les cours ont des vall\u00e9es souvent dissym\u00e9triques dont la face douce est perturb\u00e9e par les activit\u00e9s et voies. L\u2019expansion des eaux est r\u00e9duite et le paysage entrav\u00e9, ne laissant plus de lisibilit\u00e9 entre espaces ouverts et ferm\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p>Les routes et les voies ferr\u00e9es empruntent historiquement les structures g\u00e9omorphologiques du territoire (les vall\u00e9es, les rebords de plateau, etc.) tout en constituant dans certains cas des ruptures \u00e9cologiques marqu\u00e9es. Ces flux (\u00e9nergie, transport, communication, d\u00e9chets) sont d\u2019une importance vitale dans la vie quotidienne et \u00e9conomique de ces territoires d\u2019arri\u00e8re-pays mais aussi pour les territoires voisins et plus lointains dont l\u2019approvisionnement d\u00e9pend. L\u2019organisation et le fonctionnement de ces territoires enti\u00e8rement sous l\u2019emprise du p\u00e9trole constituent des facteurs de vuln\u00e9rabilit\u00e9 face \u00e0 une crise majeure, et ce d\u2019autant plus que ces r\u00e9seaux sont relativement int\u00e9gr\u00e9s ou absorb\u00e9s par l\u2019organisation fonctionnelle du territoire. On observe ici clairement les marques de l\u2019\u00e8re de l\u2019anthropoc\u00e8ne comme l\u2019\u00e9crivait Buffon dans Les \u00c9poques de la Nature en 1778 : \u00ab La face enti\u00e8re de la Terre porte aujourd\u2019hui l\u2019empreinte de la puissance de l\u2019homme \u00bb et nous devons trouver une nouvelle politique de la terre. Dans le cadre de l\u2019Atelier, il est pr\u00e9vu d\u2019interroger d\u2019une part l\u2019aptitude de ce territoire \u00e0 voir muter ses mod\u00e8les de gestion des terres alluviales qui impactent significativement les paysages \u00e0 plus ou moins grande port\u00e9e, et d\u2019autre part ses raisons et mod\u00e8les de d\u00e9placement sur les trac\u00e9s existants en adoptant une posture de r\u00e9silience active. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous proposons la notion d\u2019 \u00ab \u00e9co-paysages \u00bb, pour d\u00e9finir une unit\u00e9 de territoire compos\u00e9e par la g\u00e9ographie (topographie, sous-sols, sols&#8230;) et l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me naturel pr\u00e9sent plus ou moins organis\u00e9 et transform\u00e9 par les actions humaines pass\u00e9es et actuelles. Cette notion permet une cat\u00e9gorisation de l\u2019espace, ne rendant qu\u2019imparfaitement compte de la complexit\u00e9 des lieux, mais proposant une approche pluridisciplinaire, indispensable pour se projeter en prenant en compte les effets du climat \u00e0 2050 et \u00e0 des horizons plus lointains. <\/p>\n\n\n\n<p>En effet, les effets \u00e0 venir \u00e9tant in\u00e9luctables, on cherchera \u00e0 identifier des leviers pour les r\u00e9duire, en agissant sur les d\u00e9placements et sur la gestion des \u00e9co-paysages.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Paysage_voies_UE_Avril2021-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"724\" src=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Paysage_voies_UE_Avril2021-1024x724.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1168\" srcset=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Paysage_voies_UE_Avril2021-1024x724.jpg 1024w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Paysage_voies_UE_Avril2021-300x212.jpg 300w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Paysage_voies_UE_Avril2021-768x543.jpg 768w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Paysage_voies_UE_Avril2021-1536x1086.jpg 1536w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Paysage_voies_UE_Avril2021-2048x1448.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption>Figure 1 : Domaines paysagers et axes de communication majeurs (d&rsquo;apr\u00e8s Portrait des paysages de Nouvelle Aquitaine)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>La r\u00e9silience sur un territoire relativement peu expos\u00e9 aux risques majeurs <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le territoire de l\u2019Atelier, notamment dans la vall\u00e9e de l\u2019Adour et jusqu\u2019au Labourd (tr\u00e8s li\u00e9 \u00e0 la c\u00f4te urbanis\u00e9e), est peu soumis aux risques naturels majeurs. Les vuln\u00e9rabilit\u00e9s restent limit\u00e9es avec peu de zones \u00e0 risque d\u2019inondation. Celles-ci, contr\u00f4l\u00e9es et g\u00e9r\u00e9es depuis longtemps dans la vall\u00e9e de l\u2019Adour, sont exemptes d\u2019enjeux urbains. De la m\u00eame mani\u00e8re, il y a peu de zones expos\u00e9es au risque d\u2019incendie malgr\u00e9 une forte pr\u00e9sence de la for\u00eat domin\u00e9e par des pins. Du fait des faibles densit\u00e9s de population (moins de 110 hab\/km\u00b2), le risque de pand\u00e9mie y est plus r\u00e9duit que dans les zones denses&#8230; <\/p>\n\n\n\n<p>On peut pourtant identifier la pr\u00e9sence de situations de fragilit\u00e9 li\u00e9es \u00e0 l\u2019hyper-d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019automobile qui cr\u00e9ent des vuln\u00e9rabilit\u00e9s \u00e0 court terme (isolement des personnes non motoris\u00e9es notamment des a\u00een\u00e9s ou des plus pr\u00e9caires) et des risques \u00e0 moyen-long termes induits par la rar\u00e9faction et le rench\u00e9rissement pr\u00e9visibles des \u00e9nergies carbon\u00e9es. La vuln\u00e9rabilit\u00e9 du territoire s\u2019observe aussi avec la d\u00e9gradation progressive de la mosa\u00efque de milieux de la vall\u00e9e qui abrite une faune et une flore remarquables typiques des zones hu-mides. Entre les barthes hautes qui s\u2019ass\u00e8chent vite et les barthes basses aliment\u00e9es par les eaux de ruissellement des coteaux, les remont\u00e9es de la nappe alluviale, le d\u00e9bordement des canaux, le d\u00e9bordement de l\u2019Adour ou du Luy, les effets climatiques vont tendre \u00e0 aggraver les situations localement \u00e0 risque. L\u2019\u00e9tude des \u00e9co-paysages montre une certaine uniformisation et banalisation par des pratiques agricoles assez intensives et par endroit une urbanisation dans les lits des vall\u00e9es. Aussi, les variations des niveaux d\u2019eau li\u00e9es au ph\u00e9nom\u00e8ne de mar\u00e9es ressenties jusqu\u2019\u00e0 la confluence du Luy s\u2019accentuent avec le changement climatique. Les vall\u00e9es des gaves et de leurs affluents, du fait de leur artificialisation et des pratiques agricoles ne disposent plus de zones d\u2019expansion suffisamment libres et perm\u00e9ables. <\/p>\n\n\n\n<p>La biodiversit\u00e9 est de plus en plus sous pression. La gestion intensive des espaces agricoles se traduit par un accroissement des prairies artificielles (m\u00eame si la polyculture-\u00e9levage domine encore). Les espaces naturels, quant \u00e0 eux, tendent \u00e0 se d\u00e9grader entre autres en raison de la r\u00e9gression de la tradition de gestion des bois de bord d\u2019eau, une faible place laiss\u00e9e aux lisi\u00e8res et \u00e9cotones eau\/prairies\/cultures\/boisement. Ces pratiques entra\u00eenent une simplification des paysages et risquent d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer les effets du changement climatique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Agriculture_UE_Avril2021-1-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"724\" src=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Agriculture_UE_Avril2021-1-1024x724.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1171\" srcset=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Agriculture_UE_Avril2021-1-1024x724.jpg 1024w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Agriculture_UE_Avril2021-1-300x212.jpg 300w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Agriculture_UE_Avril2021-1-768x543.jpg 768w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Agriculture_UE_Avril2021-1-1536x1086.jpg 1536w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/Agriculture_UE_Avril2021-1-2048x1448.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption>(Sources : RPG, 2019, INPN, 2021, BD Topo IGN)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 ces enjeux, il est imp\u00e9ratif de trouver des solutions pour am\u00e9liorer la r\u00e9silience des \u00e9co-paysages mais aussi produire des am\u00e9nagements et infrastructures de transports plus respectueux des territoires et m\u00eame contribuant \u00e0 leur valorisation : en offrant la place aux diff\u00e9rents modes (voitures, v\u00e9los, parkings relais, navettes d\u00e9di\u00e9es&#8230;) sur des axes qui devront s\u2019adapter pour rendre possible leur cohabitation ; et, parall\u00e8lement, en favorisant la biodiversit\u00e9 et l\u2019\u00e9volution des pratiques agricoles. Ces deux angles d\u2019analyse se croisent dans le projet de construction d\u2019un territoire des distances raccourcies : pour les d\u00e9placements, avec des am\u00e9nagements d\u00e9simperm\u00e9abilis\u00e9s et confortables, s\u00e9curis\u00e9s et suffisamment ombrag\u00e9s avec des plantations bien int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me local ; ainsi que pour les productions vivri\u00e8res et arboricoles locales (circuits courts) b\u00e9n\u00e9ficiant des services \u00e9cosyst\u00e9miques apport\u00e9s par la nature (meilleure pollinisation, disponibilit\u00e9 des eaux pluviales, limitation des ruissellements, etc.). La r\u00e9flexion sur les \u00e9co-paysages pourra aussi conduire \u00e0 \u00e9tudier l\u2019int\u00e9r\u00eat de r\u00e9affecter certains itin\u00e9raires routiers au profit des modes actifs, sur des parcours adapt\u00e9s aux besoins de la population r\u00e9sidente ou, le cas \u00e9ch\u00e9ant, des touristes. Ce changement d\u2019usage constituerait aussi un moyen de retrouver une nature plus sereine (limitation des coupures des trames \u00e9cologiques et des v\u00e9g\u00e9taux moins sous pression de l\u2019entretien routier notamment).<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9co-paysages ne repr\u00e9sentent bien \u00e9videmment qu\u2019une approche partielle des enjeux du territoire, m\u00eame s\u2019ils impliquent une part importante de sa dynamique \u00e9conomique, touristique et sociale. Un paysage r\u00e9silient serait ici celui qui absorberait mieux les changements gr\u00e2ce \u00e0 une strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement qualitatif en termes d\u2019\u00e9conomie comme de cadre de vie fond\u00e9e sur une approche syst\u00e9mique. \u00c0 titre d\u2019exemple, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la r\u00e9serve naturelle du Marais d\u2019Orx \u00e0 partir de la gare de Bayonne pourrait \u00eatre reconsid\u00e9r\u00e9 pour trouver un itin\u00e9raire direct et simple par le train et une v\u00e9loroute sur des chemins existants de la plaine. Un am\u00e9nagement similaire avec des replantations d\u2019arbres pourrait \u00eatre imagin\u00e9 sur le chemin de halage de l\u2019Adour<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/ZonageOS_UE_mai2021-1-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"724\" src=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/ZonageOS_UE_mai2021-1-1024x724.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1172\" srcset=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/ZonageOS_UE_mai2021-1-1024x724.jpg 1024w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/ZonageOS_UE_mai2021-1-300x212.jpg 300w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/ZonageOS_UE_mai2021-1-768x543.jpg 768w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/ZonageOS_UE_mai2021-1-1536x1086.jpg 1536w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/ZonageOS_UE_mai2021-1-2048x1448.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption>(Sources : RPG, 2019, INPN, 2021, BD Topo IGN)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Faire \u00e9merger un nouveau paysage \u00e0 vivre en territoire rural<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exercice qui va \u00eatre men\u00e9 dans le cadre de l\u2019Atelier et enrichi de l\u2019expertise des acteurs locaux vise \u00e0 placer l\u2019\u00e9co-paysage au c\u0153ur de la r\u00e9flexion pour apprendre \u00e0 regarder la nature, les espaces et les usages selon une approche int\u00e9gr\u00e9e afin de faire \u00e9voluer les choix et modes d\u2019am\u00e9nagement de ce territoire majoritairement rural. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous savons que la r\u00e9silience ne se d\u00e9cr\u00e8te pas, qu\u2019elle peut s\u2019inscrire dans une approche de l\u2019espace high-tech \u00e0 la Vincent Callebaut<sup>1<\/sup> ou inspir\u00e9e des \u00ab smart cities \u00bb ou de mani\u00e8re plus adapt\u00e9e du \u00absmart rural\u00bb<sup>2<\/sup>. \u00catre \u00ab smart \u00bb, ce n\u2019est pas une simple expression de marketing territorial, c\u2019est se poser une s\u00e9rie de questions sur l\u2019avenir du territoire, ses conditions d\u2019existence et de d\u00e9veloppement, sur les moyens de fonctionner mieux et collectivement demain. Les outils technologiques peuvent \u00eatre mobilis\u00e9s dans la conception d\u2019un territoire \u00e0 travers des simulations num\u00e9riques visant \u00e0 comprendre les impacts pr\u00e9visibles sur l\u2019environnement, les paysages ou l\u2019agriculture et les risques associ\u00e9s. Mieux appr\u00e9hender les \u00e9co-paysages pour mieux les am\u00e9nager, par exemple dans la travers\u00e9e de chacun des barthes ou des boisements, pour respecter les \u00e9coulements ou les lisi\u00e8res. Le smart offre aussi toute une gamme de solutions pour rendre efficaces les trajets et les modes de transport particuli\u00e8rement importants, par exemple, pour tous les enfants et adolescents qui se rendent au coll\u00e8ge ou au lyc\u00e9e, par des cars mais aussi dans la voiture de leurs parents. <\/p>\n\n\n\n<p>Le smart peut \u00eatre une composante de la r\u00e9silience porteuse de valeurs positives (anticipation, adaptation, partage, transversalit\u00e9, innovation, comp\u00e9titivit\u00e9&#8230;) propres \u00e0 susciter l\u2019adh\u00e9sion des acteurs du territoire. Cette strat\u00e9gie de mise en mouvement du territoire n\u00e9cessite une implication forte et quotidienne des acteurs locaux ainsi qu\u2019une mutualisation des m\u00e9tiers pour mettre en commun des valeurs, des ressources et des moyens. Le smart est souvent initi\u00e9 d\u2019en haut du fait de l\u2019apport d\u2019ing\u00e9nierie ou des financements sp\u00e9cifiques qu\u2019il peut mobiliser (programmes du R\u00e9seau rural fran\u00e7ais par exemple) mais doit avant tout s\u2019appuyer sur des projets concrets locaux, que l\u2019Atelier des territoires doit aider \u00e0 faire \u00e9merger. <\/p>\n\n\n\n<p>La qualit\u00e9 des lieux de vie de l\u2019arri\u00e8re-pays landais n\u2019a rien \u00e0 envier au littoral, il pr\u00e9sente m\u00eame des composantes, des connexions, des r\u00e9seaux, des ressources qui peuvent construire des trajectoires sp\u00e9cifiques de d\u00e9veloppement intelligent. \u00c0 ce titre, la cr\u00e9ation d\u2019un centre de t\u00e9l\u00e9travail multig\u00e9n\u00e9rationnel, positionn\u00e9 proche d\u2019un espace de covoiturage, sur une v\u00e9loroute rurale et en connexion avec des lieux de distribution et de vente de produits locaux peut-elle avoir du sens ? L\u2019hypoth\u00e8se, assez g\u00e9n\u00e9rique \u00e0 ce stade, m\u00e9ritera d\u2019\u00eatre test\u00e9e avec les acteurs locaux et adapt\u00e9e le cas \u00e9ch\u00e9ant dans le cadre de l\u2019Atelier. Le num\u00e9rique est clairement une ressource pour aider \u00e0 structurer ces projets \u00e9mergents sur le territoire et leur donner une viabilit\u00e9 \u00e9conomique, que l\u2019on pense \u00e0 la promotion des productions locales ou \u00e0 la valorisation des espaces naturels \u00e0 des fins r\u00e9cr\u00e9atives ou touristiques. <\/p>\n\n\n\n<p>La capacit\u00e9 du syst\u00e8me \u00e9co-paysager des territoires ruraux landais \u00e0 se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer sur un temps plus ou moins long par le d\u00e9veloppement de synergies entre paysages, nature, agriculture m\u00e9rite d\u2019\u00eatre soutenu, autant que sa capacit\u00e9 \u00e0 apprendre, s\u2019adapter et s\u2019autoorganiser notamment par des smart technologies. <\/p>\n\n\n\n<p>Sous l\u2019angle \u00e9cologique, nous proposons d\u2019\u00e9tablir un dialogue constructif entre les diff\u00e9rents acteurs du monde agricole, de la gestion des espaces forestiers et prairiaux et des r\u00e9seaux de distributeurs et consommateurs locaux pour maintenir, voire favoriser la qualit\u00e9 des paysages de vall\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-2 is-cropped\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1010-1024x768.jpg\" alt=\"\" data-id=\"1567\" data-full-url=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1010-scaled.jpg\" data-link=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/2021\/07\/05\/des-eco-paysages-pour-apprehender-la-nature-comme-les-usages-et-construire-des-territoires-resilients\/img_1010-2\/\" class=\"wp-image-1567\" srcset=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1010-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1010-300x225.jpg 300w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1010-768x576.jpg 768w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1010-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1010-2048x1536.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1177-1024x768.jpg\" alt=\"\" data-id=\"1566\" data-full-url=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1177-scaled.jpg\" data-link=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/2021\/07\/05\/des-eco-paysages-pour-apprehender-la-nature-comme-les-usages-et-construire-des-territoires-resilients\/img_1177-2\/\" class=\"wp-image-1566\" srcset=\"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1177-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1177-300x225.jpg 300w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1177-768x576.jpg 768w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1177-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/IMG_1177-2048x1536.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure><\/li><\/ul><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Marine Linglart <strong>URBAN-ECO<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Extrait de la lettre de capitalisation n\u00b02<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-text-color has-background has-palette-color-4-background-color has-palette-color-4-color is-style-default\"\/>\n\n\n\n<p>[1] Par exemple dans la conf\u00e9rence \u00abConstruisons le futur\u00bb. Inov\u2019dia. La Roche-sur-Yon, 2020. Qui dit quoi ?<br>[2] Ruralit\u00e9 &#8211; Environnement \u2013 D\u00e9veloppement, 2014.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cas du Sud des Landes Des \u00e9co-paysages pour une mobilit\u00e9 r\u00e9invent\u00e9e Espace d\u2019arri\u00e8re-pays, au regard de la fa\u00e7ade littorale atlantique entre Bayonne et Mimizan, le territoire des Communaut\u00e9s de communes de MACS (Maremne Adour C\u00f4te-Sud) et du pays d\u2019Orthes et Arrigans s\u2019appuie sur un r\u00e9seau routier structurant et un r\u00e9seau routier secondaire fin pour connecter entre eux les diff\u00e9rents p\u00f4les (Bayonne, Cap Breton, Soorts-Hossegor, Seignosse, Dax&#8230;) et assurer son accessibilit\u00e9 et les conditions de son d\u00e9veloppement socio-\u00e9conomique. Ces routes se diffusent dans un ensemble de paysages contrast\u00e9s : espaces dunaires, puis boisements r\u00e9sineux dominant en bordure littorale et se\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"blocksy_meta":{"styles_descriptor":{"styles":{"desktop":"","tablet":"","mobile":""},"google_fonts":[]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1165"}],"collection":[{"href":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1165"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1165\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2252,"href":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1165\/revisions\/2252"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1165"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1165"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/mobilitesudlandes.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1165"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}